
Née à Alger dans une famille juive, Alice Cherki a collaboré avec Franz Fanon en Algérie, puis en Tunisie et à participé activement à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Aujourd’hui basée à Paris, elle se consacre à l’exercice de la psychiatrie et de la psychanalyse, en restant attentive aux fractures intimes liées à l’exil, l’émigration, l’immigration, l’interculturalité, la déculturation, l’exclusion sous ses diverses formes.
Tout particulièrement, les éruptions de violence collective – aussi diabolisées qu’indéchiffrables – de certains jeunes de banlieue lui semblent mériter mieux que le « karcher » et l’obturation de la pensée par l’indignation. Le thème de cette soirée est donc la problématique psycho-socio-économicointerculturelle des jeunes de banlieue (notamment française) et le passage, qui peut être psychiquement structurant pour certains, « de la honte à la haine ».
Une façon de faire appel de façon non réductionniste à la psychanalyse pour tenter de penser plutôt que « karcheriser » une problématique qui nous concerne tous.
Alice Cherki a reçu, en 2007, le prix « OEdipe » pour son ouvrage La frontière invisible. Violences de l’immigration (ed. Crépuscule, paris).
Coauteure de deux ouvrages, Retour à Lacan ?, Fayard, 1981, et Les juifs d’Algérie, Scribe, 1987, Alice Cherki a publié plusieurs articles sur les silences de l’histoire et un livre qui a obtenu le prix Œdipe 2007 : La frontière invisible (Violences de l’immigration), Éditions des crépuscules, 2006. Attachée à la question de l’interculturalité, elle abordera la problématique psycho-socio-économique des jeunes de banlieue (française) et le passage - structurant pour certain - « de la honte à la haine ». Une façon de faire appel, de manière non réductionniste, à la psychanalyse pour tenter de penser plutôt que « karcheriser » une question qui nous concerne tous.
