Forum Belge pour la Prévention et la Sécurité Urbaine

Les laboratoires sur le sentiment d’insécurité en quelques mots et en images

En un coup d’oeil...

En deux mots et en images...

LABORATOIRE DE BRUXELLES (Laeken) : comment mieux vivre ensemble autour d’un square ?
Autour du Square Léopold, et sur le parc en son centre, les générations se croisent sans plus vraiment se parler. Des faits de violence ont en outre contribué à créer un sentiment d’insécurité. Comment amener les habitants et usagers de ce quartier, entre maisons unifamiliales, appartements en petits immeubles et nombreux logements sociaux, à partager l’espace public pour mieux vivre ensemble ? Ce laboratoire pilote pour la Ville, mené par BRAVVO, l’asbl assurant le Service de Prévention de la Ville de Bruxelles, a misé sur la technique du groupe de parole. Tous les travailleurs du Service ont été formés, dans le but d’élargir l’expérience aux autres quartiers de Bruxelles Ville. Les partenaires ont également bénéficié de la formation. Un défi reste cependant bien présent : arriver à associer les jeunes à la démarche et passer de la parole à des actions pour mieux vivre ensemble.

Bruxelles

LABORATOIRE DE MOUSCRON : facile de faire la fête en toute sécurité quand on est jeune ?L’abus d’alcool en sortie touche particulièrement les jeunes. Ceux-ci sont à la fois acteurs et victimes des violences, accidents et nuisances qui en découlent. La problématique s’est faite cruciale à Mouscron, lors de l’interpellation des autorités par des parents de jeunes ayant été agressés en fin de soirée. L’un des jeunes lance l’idée d’une navette qui ramènerait les sorteurs à bon port. Elle deviendra le "Hurlusbus", emblème et base d’un programme que le laboratoire mouscronnois a voulu rendre plus ambitieux. Le plan d’action élaboré par les partenaires comprend en effet, outre la navette, un concours avec la télé locale pour une sensibilisation des jeunes par les jeunes, le lancement d’un label en collaboration avec les cafetiers et le développement d’une concertation de jeunes pour travailler sur d’autres thèmes que l’alcool. Particularité du labo : la Police (qui mène le projet) et les services communaux travaillaient déjà main dans la main, ce qui a rendu les choses plus simples et plus rapides.

Mouscron

LABORATOIRE DE LA LOUVIERE : Par quels moyens les habitants d’un quartier peuvent-ils se faire entendre ?
Partir de la demande des habitants : c’est le credo des travailleurs sociaux du CPAS de La Louvière. Confrontés, lors de leurs permanences sociales, aux inquiétudes des habitants des Carrés Bois du Luc, quartier jugé abandonné des autorités, ils se lancent dans un laboratoire dynamique dont le principal acteur est " Le Groupe des Papas et des Mamans Solidaires". Son originalité ? Avoir établi une convention d’échange de savoirs en alter ego avec un collectif d’habitants de Lille pour organiser un diagnostic marchant à Bois du Luc. Ses défis : sensibiliser les élus et passer à l’action, notamment en matière de prévention des drogues.

La Louvière

LABORATOIRE DE CHARLEROI : "Jeunes Jugés Dérangeants" : dénouer les tensions par la médiation, est-ce possible ?
"Jeunes Jugés Dérangeants" (JJD) : l’appellation peut... déranger, mais a parfaitement mobilisé le Service de Prévention de la Ville de Charleroi et ses partenaires dans ce labo. En cause : les conflits issus des rassemblements de jeunes dans plusieurs quartiers de Charleroi. La Cité de l’Europe et le Rambulant, à Gilly, sont choisis pour lancer la cellule "JDD", bientôt élargie à tout le territoire de la Ville. Ses missions ? Gérer les plaintes, apporter des solutions concrètes, parler avec les jeunes, bref, jouer un rôle de relais pour réduire les tensions. La cellule s’appuie sur une méthodologie spécialement créée, "Méduc", qui fait collaborer les médiateurs et les éducateurs.

Charleroi

LABORATOIRE D’AMAY : Comment mettre en œuvre une consultation auprès des habitants sur la qualité de leur cadre de vie ?
Ce laboratoire - un projet de vaste concertation sur la sécurité – ou plutôt sur la qualité de vie - avec la population - n’en est jamais vraiment devenu un, dans le sens où l’idée lancée n’a pu être concrétisée faute de moyens disponibles. Et pourtant, la motivation et la diversité des partenaires semblaient un excellent point de départ... A suivre, peut-être...

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