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Colloque : "Eduquons ensemble à Etterbeek"

Le Bourgmestre d’Etterbeek, Monsieur Vincent De Wolf et le Collège des Echevins en partenariat avec l’Université de Mons - UMONS, sous la direction des Professeurs Pourtois, Desmet et Lahaye, organisent un Projet de co-éducation école-famille-communauté..

Le projet vise à favoriser les relations entre l’école et la famille afin d’optimasiler les apprentissages ( en cycle maternel) et plus spécifiquement l’acquisition des compétences langagières.

L’approche développée est celle d’une action co-éducative menée dans un esprit d’alliance, d’acceptation, d’actions conjointes entre parents et professionnels de l’éducation en vue de rassembler les bonnes pratiques en matière d’éducation et de relation école famille.

Dans le cadre du projet de partenariat entre la commune d’Etterbeek et l’Université de Mons en vue de créer "Etterbeek, Cité de l’Education’’, les responsables politiques, culturels, économiques, les enseignants et les directions d’école, les parents et les professionnels de l’action sociale d’Etterbeek, font connaitre via ce projet leurs activités professionnelles afin de donner à ces dernières une visibilité communautaire, laissant paraitre ainsi la qualité des partiques quotidiennes trop souvent méconnues de la communauté.

Actes du Colloque

« Eduquons ensemble à Etterbeek »

Le projet a démarré à Etterbeek il y a 4 mois avec l’implication de 44 classes et s’adresse aux parents et enfants des écoles maternelles.

Vincent de Wolf,
Bourgmestre de la Commune d’Etterbeek explique en quelques mots c’est quoi le projet.
’’Eduquons ensemble ?’’

L’idée est de faire comme à Charleroi et à Peruwelz : intégrer l’école dans la société, faire en sorte que l’école ne soit plus séparée de la société. Permettre à un enfant d’amener l école chez lui. Valoriser les pratiques et l’estime de soi. Voila quelques défis que la commune la plus dense en écoles maternelles de Bruxelles, se propose de relever. Le but est aussi de faire d’Etterbeek la « Cité de l’éducation ».

Jean-Pierre Pourtois
Professeur à l’Université de Mons
’’Pourquoi éduquer ensemble ?’’

Ce projet s’inscrit dans une optique nouvelle car il suppose une relation entre les mondes scientifique, politique et pédagogique. Pourquoi ce projet ? Si nous regardons derrière nous, à l’époque de la ministre Aréna, on voit déjà une volonté de co-éduquer.

Aujourd’hui on a pu faire le constat qu’à 5 ans, 80% des enfants ont déjà acquis les structures syntaxiques qui permet de différencier les contextes sociologiques de formation du langage. Et on constate également que nos enfants ont des problèmes de communication, problèmes qui ne ferrons qu’accumuler les échecs ultérieurs.

Nous avons un vieux modèle qui date du dix-neuvième siècle, et qui dit qu’il n’y a qu’un seul endroit rétenteur. Conception dépassé de croire que l’accumulation des échecs fera le succès ultérieur. Il faut aujourd’hui se rendre compte que le conditionnement à un seul système n’est pas efficace.

La socialisation n’est pas non plus efficace, l’instruction non plus. Mais pour parler valablement de l éducation il faut parler de l’émancipation, il n’y a éducation que lorsqu’il y a émancipation de l’individu. Il n’y a d’éducation que collectivement. La co-éducation. Luttons contre nos propres préjugés, arrêtons de croire que les autres sont les mauvais et nous les meilleurs.

C’est quoi la co-éducation ?
Cela doit impliques les trois instances à la fois : la famille, l école et la société, mais la famille, la « meilleure » et la « pire » des choses, doit aussi s’ouvrir vers l’école.

Frédéric Hardy,
Chercheur à l’Université de Mons
Isabelle Jentges
Responsable du Sérvice de Prévention d’Etterbeek
« Etat des lieux de la relation école-famille-quartier au sein de la commune d’Etterbeek …témoignages des acteurs de terrain »

On constate un déficit de langage à l’age de 5 ans, et nous voulons stimuler le langage par des co-pratiques. 44 classes se lancent dans le projet.

Stimuler le langage ? Cela implique la co-éducation plus un réel projet de stimulation du langage. C’est dans ces conditions que « Polo le lapin » apparaît. Le but est d’avoir une sorte de médiation entre l’espace familial et l’école et de stimuler ainsi l’imagination et le langage des enfants.

"Polo le lapin" est une peluche qui prend ame. A la fin de chaque semaine, il va à la maison d’un des enfants de la classe. Il porte un sac à dos dans lequel se trouvent des photos prises dans la classe pour montrer aux parents. Dans son sac à dos, Polo le lapin a aussi un carnet de bord pour les parents. Dans ce carnet de bord, les parents doivent écrire ce que leur enfant a retenu de ses activités à l’école.

Une enquête préalable à la mise en place de ce projet de stimulation du langage a été nécessaire. 32 institutrices maternelles et 4 directeurs ont été interviewés et filmés et qui ont fait témoignage de leur expériences professionnelles quotidiennes avec les enfants mais aussi avec les parents.

Il a pu être constaté que les familles en situation sensible ont des difficultés de communication à cause de leur multi culturalité, que certains parents ne s’intéressent pas a l’école, que l’école est des fois juste une garderie, que les familles en situation économique basse sont les moins en demande ou tout simplement n’ont pas de demande.

Des activités pour favoriser le développement de la relation famille-école ont été mises en place. On demande par exemple aux enfants de faire à la maison une recherche sur internent avec les parents pour les ramener et montrer en suite à l’école.

Des personnes, extérieures ressources (grands parents, collègues, personnes du quartier) serons un plus pour l’école et pour les parents.

Axes de travail : la médiation, l’accrochage scolaire, le travail de rue, la toxicomanie, la présence sécurisante.

’’Il faut tout un village pour éduquer un enfant.’’ Il faut des liens pour exister’’ et il faut des mots pour éduquer.

Hira Laci
de la FAPEO
Jean-Luc Vankempen
de l’UFAPEC
’’Travailler avec les familles’’

Co-éducation est un terme nouveau car lorsqu’on dit co-éduquer on dit aussi partage de l’éducation. Il y a différents types de parents, ceux pour lesquelles la collaboration avec l’école est importante, et puis, il y a les autres… La rencontre des parents avec les enseignants n’est pas un acquis .Il faut que des projets soient mis en place, comme celui que nous présentons aujourd’hui.

On parle souvent de la démission des parents. C’est pour cela que les échecs scolaires doivent êtres prisent en cherche le plus tôt possible et par une meilleure collaboration famille-école.

Frédéric Hardy, Bruno Humbeeck, Delphine Horlin, Maxime Berger, Chercheurs à l’universite de Mons et B. Riggio, Edith Canon, Laurence Quernec, Directrices, Nathalie Lemaire, Institutrice impliquée dans le projet de co-éducation à Charleroi « Eduquons ensemble…un projet familial, scolaire, communautaire à Charleroi, Ettrebeek et Peruwelz… »

Laurence, expose le problème de son école, lorsqu’à son arrivé, il y a deux ans, les écoles étaient fermées aux parents. Le but était de faire venir enfants et parents discuter de la vie en général pour permettre une réouverture. Ce projet a été axé d’une part sur l’importance du langage et de la communication et d’autre part, sur la stimulation des parents à intégrer l’école.

Canon, explique son vécu sur la relation école-famille. A cet effet il a été organisé une journée porte ouverte, avec installation des jeux fait par les enfants, comédies musicales sur le thème de la différence, spectacles mis en place par le enfants et parents ensemble, avec constatation que ’’enfin, nous parlons le même langage’’

Table ronde
animée par Bruno Humbeek, Frederic Hardy, Delphine Horlin avec les Directeur(trice)s et les Enseignant(e) des écoles maternelles d’Etterbeek.

Ils sont tous contents de ce projet innovateur et prometteur.

Débat avec la salle
Risque d’ingérence dans le milieu scolaire des familles les plus favorable, lorsque nous ouvrons les portes ?

Non, parce que même les parents doivent être cadrés qui se doivent de respecter certaines règles.

Conclusions
par Jean Pierre Pourtois

Jean-Pierre Pourtois conclu en disant que pour une société nouvelle il faut une éducation nouvelle.

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