2.5 Amay : Comment mettre en oeuvre une consultation auprès des habitants sur la qualité de leur cadre de vie ?
Commune de Amay
Population : 13.144 habitants pour 27,6 km² |
LE LIEU
L’entité d’Amay, petite ville composée de quartiers anciens et de nouvelles constructions de différents types, dont une partie en périphérie.

LE PUBLIC CIBLE
L’ensemble des habitants d’Amay.
LE THEME
Au départ, le lancement d’Assises de la Sécurité, soit une large concertation sur le sentiment d’insécurité avec l’ensemble des habitants de Amay. Très vite, le thème a évolué vers la notion de qualité de vie dans les quartiers.
LES OBJECTIFS
- Organiser des "Assises de la Sécurité" en concertation multiple avec la population d’Amay et les partenaires concernés.
- Elaborer un diagnostic du sentiment d’insécurité.
- Mettre en place des actions concertées à Amay.
L’HISTORIQUE
Contexte d’une commune « calme » où la perspective d’installer un nouveau quartier fait peur…
Le Conseil de Prévention se réunit plusieurs fois autour de l’idée d’Assises de la Sécurité de septembre à décembre 2007 et mobilise plusieurs partenaires, en leur présentant un premier diagnostic local.
Un groupe-pilote se constitue ensuite, regroupant le Service de Prévention, la Police et le Conseil des Aînés. Plusieurs réunions ont lieu avec ce groupe-pilote et ont été l’occasion de voir les ressources existantes (expérience de diagnostic marchant, vidéo sur un quartier…). Progressivement, l’idée initiale centrée sur l’insécurité se traduit par un besoin d’aborder les problèmes par la notion de qualité de vie (et donc aussi des problèmes d’insécurité). La perspective d’échanges inter quartiers (d’autant plus importante dans une entité peu dense et assez étendue) se dessine petit à petit. Malheureusement, les rôles respectifs de chaque collectif du groupe-pilote étaient peu définis, ce qui a rapidement posé problème.
Malgré un panel de partenaires riche et motivé, le Collège d’Amay prend la décision d’abandonner le projet à la mi-février 2008. En cause : une surcharge de travail au sein de son département de Prévention.

LE PROCESSUS DU LABO
Le porteur
Le Service Prévention d’Amay.
Le pilote politique
L’Echevin des Moments de la Vie.
Les partenaires
- La Police.
- Le Conseil des Aînés
- Les directions d’écoles.
- Le Centre Culturel.
- La Maison de jeunes.
- Les Femmes Prévoyantes Socialistes (FPS) qui avaient déjà réalisé un diagnostic marchant et continué cette démarche en 2008.
Ces partenaires n’ont été consultés qu’une fois ensemble lors d’un Conseil communal de Prévention. Par la suite, le groupe de partenaires s’est limité au Comité des Aînés et aux Femmes Prévoyantes Socialistes.
Les réalisations
- Réunions du Conseil communal de Prévention pour mobiliser les partenaires (Police, Ecoles, Centre culturel, Maison de jeunes, FPS) sur le laboratoire et présentation d’un premier diagnostic local et de son contenu
- Constitution d’un groupe-pilote (Service de Prévention, Police, Conseil des Aînés).
Les atouts
- Le partenariat est caractérisé par sa richesse et sa diversité.
- Expérience des marches exploratoires par les Femmes Prévoyantes Socialistes.
Les difficultés
- Le projet a été introduit dans la précipitation, sans forcément consulter le terrain sur son opportunité, sa faisabilité, ses exigences.
- Une vision claire des objectifs du politique a fait défaut quant à l’implication des partenaires (pas de définition précise des engagements et actions attendues de la part de chacun).
- « Faire porter » une dynamique centrée sur la question de l’insécurité par un conseil de seniors ne permet pas de rassembler tous les publics concernés par cette problématique.
- Il existait peu de ressources mobilisables au sein du Service de Prévention pour réellement soutenir le projet et la concertation.
- Le projet s’est vu abandonné de façon répétée, d’abord en décembre 2007 puis définitivement en février 2008, ceci malgré l’existence d’un panel intéressant de partenaires (Police, Femmes Prévoyantes Socialistes, Seniors, etc..).
Les techniques utilisées
- mise en commun de collectifs divers autour de la notion du sentiment d’insécurité et de qualité de vie dans les quartiers
Les ressources
- Deux personnes du Service de Prévention.
- Salles communales pour les réunions.
Les personnes de contact
- Daniel BOCCAR, Echevin des moments de la vie, tél : 085/83.08.01, mail
- Pascale UYTTEBROECK, chef de projet Plan de Prévention et de Proximité, tél : 085/83.08.01, mail
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